Dimanche 9 mars 2008
7
09
/03
/Mars
/2008
05:00
Moteurs Marins
Si je me laisse porter, allongée sur le dos, par les vagues douces de la montagne bleue, alors mon corps entre
dans l’histoire du monde. L’esprit de la matière crée des myriades de points. La lumière, vive et claire, est un corps étendu sur la Terre.
Humains, dauphins, félins, ne sont pas des formes absolues de l’existence. Ici, sur cette planète mouvante,
tout change au gré des amours de la vie. Ailleurs, dans l’univers, l’infini se répand comme une bouche dont le chant dépasse toujours l’amour de l’être, portée vers l’avenir ; et plus vaste
encore que son corps, cette bouche crée des ondes : elle crée des nouveautés.
Et la lumière voyage dans cette immensité…
*
Plaques solaires, eau dorée, verte et bleue ! Elans profonds de l’âme, soulevée par les vagues. Même les yeux
clos, j’aime que cette chaude lumière solaire ne me quitte pas des yeux. La musique est sans bords. Tout le possible est là. Et avec moi, ici, les habitants du flots : soit que je pense à
eux, soit que je n’y pense pas, ils créent en profondeur à l’intérieur de moi ; dans mon sang, mes veines, mes muscles, ma chair. C’est leur désir de vivre, aussi, à l’intérieur de
moi.
Scintillante multitude, circulation, vibrations, couleurs, jeux de la vie ! Connaissances, patiences et longs
mouvements de danse : il vient toujours un moment où le respect merveilleux fait une équivalence avec l’amour de soi : la richesse intérieure ; la légitimité de la
joie.
Formes passagères ! Eternités des cœurs...
Derniers Commentaires