Moteurs Marins
Ile de Naxos
Et puis, dans le vaisseau flottant de mes mots, je suis entrée comme dans un temple. La fenêtre du toit donnait sur l’horizon vertical de cet été 2004, l’été du commencement de
l’apologie sans fin : souffles parfaits, couleur rouge et petits points orange ocre brillant devant le sable.
Les pieds creusent le sable comme au pédalo des jours et des nuits. La plage reste le meilleur endroit pour
l’illumination.
Autre jour, port de Patras
Dans le port, la lumière méditerranéenne, de la Méditerranée, apparaît dans son vaste tissage. Tandis que la Terre tourne,
ici, le Soleil immanent, transcendant etc., étend sa science énorme sur les formes humaines, qui le comprennent, et qui l’aiment. Comme on aime la vie, qui a surgi de
lui.
De tous les points de la lumière (et non des quatre coins de l’univers), l’esprit qui voyage joue naturellement avec la
philosophie naturelle, née en Grèce au temps des hommes nus, qui n’est pas terminé.
Dans le port, les bateaux colorés font des présences qui s’en vont et qui s’en
viennent. La lumière aussi est voyage. Où est le point fixe ?
*
Walk here for a new love, a new and ancient kind of beauty.
New day.
(Je suis retournée à Athènes, j’ai revu le voyageur du Mishigan, puis je lui ai dit adieu.)
Méditerranée. La lumière est là et on la boit. Elle donne le paquet bleu, elle donne l’élan au cœur joyeux.
Fenêtres, malices, connaissances.
Si les couleurs jaillissent, qui peut les attraper : instants solaires honorés par la chair, hommage rendu par les
couleurs à la lumière. Du Un au Tout vient la diversité. Seul l’oiseau plongeur, peut-être, a tout vu. Seul, lui seul, a tout su.
Bleu, Doré, Blanc. Le spectacle est vivant.
(Photos de ce blog protégées par le droit d'auteur)
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